Ils parlent
de la colocation

Photo de Marie Chastel

Marie Chastel

Assistante sociale

Entretien réalisé en avril 2021.

Marie a accepté de répondre à nos questions sur la colocation avec son point de vue d’assistante sociale.

Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Marie, j’ai 24 ans et je suis assistante sociale en structure hospitalière depuis septembre 2018. Je travaille plus précisément au Centre Hospitalier Sèvre et Loire au Loroux Bottereau à 40% (soins de suite et de réadaptation, EHPAD, USLD) et à la Polyclinique de Cholet à 60% (services de médecine, chirurgie, chimiothérapie).

Pouvez-vous me parler de votre métier, votre parcours ?

Auparavant, j’ai eu diverses expériences de stage lors de ma formation : au service social de la MSA, dans un service social du département, en association de service d’aide à domicile (personnes âgées, situation de handicap). Puis, avant septembre 2018, j’ai occupé différents postes dans différents services : en hôpital local (interventions sur les services des urgences, médecine, soins de suite et de réadaptation), en hospitalisation à domicile (HAD), en service de soins infirmiers à domicile (SSIAD), en permanence d’accès aux soins de santé (PASS).

Pouvez-vous nous expliquer en quelques mots ce qui vous plaît dans votre activité – qu’elle soit professionnelle ou extra professionnelle – ?

Mon activité professionnelle me plaît car j’accompagne une diversité de population et notamment un public principalement « âgé ». Je rencontre une diversité de problématiques dans mes accompagnements ; j’ai un rythme assez intense (date de sortie des patients à respecter, organisation des sortie) ; je travaille en équipe avec le personnel soignant et les partenaires externes et je créé du lien avec l’entourage.

De votre point de vue, en lien avec votre domaine d’activité, quels sont les bénéfices et/ou intérêt de la colocation entre seniors ?

Selon moi, les bénéfices sont multiples. Premièrement, la colocation entre seniors permet de rompre l’isolement et la solitude. Il s’agit d’un bénéfice au niveau du moral (avoir du lien social) mais aussi au niveau de la sécurité (chutes, malaise, etc.). Ensuite, elle permet d’avoir un domicile adapté. Enfin, l’accompagnement sur la durée effectué par l’association est un plus pour la pérennité des colocations.

Par ailleurs, les mots qui me viennent à l’esprit lorsqu’on évoque le terme « colocation seniors » sont :

  • le lien social
  • vivre ensemble
  • le partage
  • bien vieillir

Aujourd’hui un français sur 5 est âgé de 65 ans et plus et ce chiffre va continuer de croître. Selon vous, quels sont les besoins de seniors actuels et futurs ?  

Selon moi, les besoins des seniors sont d’une part, d’avoir des informations sur leurs droits, les dispositifs, les lieux d’hébergement, les aides à domicile. En prévention d’une perte d’autonomie, il s’agit de savoir vers qui s’orienter.

 D’autre part, avoir des lieux de vie adaptés pour retarder au maximum une entrée en institution médicalisée est important. En effet, beaucoup de seniors souhaitent pouvoir se maintenir à domicile le plus longtemps possible.

 Enfin, un autre besoin est de rompre l’isolement puisque de nombreux seniors en souffrent en faisant face aux difficultés (la mobilité par exemple).

Enfin, une question bonus : pourriez-vous constituer votre groupe de colocataires idéal, que les personnes soient célèbres ou non, vivantes ou mortes ?

Si je devais faire une colocation, mon groupe de colocataires idéal serait avec ma sœur, mon chat et Céline Dion !

↑ retour aux interviews